Réparer ses blessures psychologiques

Il y a cinq ans, le docteur « Léon Ystrz » a écrit un article qui comble un grand vide sur ce sujet important dans la psychologie quotidienne : lécher ses plaies après un traumatisme ou une humiliation !
Un coup d’œil rapide aux dictionnaires décrit ce processus avec plus de précision à travers des contextes de la vie quotidienne. Lécher ses plaies se produit comme une façon de se remettre d’une défaite ou d’une réprimande, comme ce que nous faisons habituellement après une réunion terrible remplie de critiques, et on dit couramment dans l’expression quotidienne américaine « Je suis retourné à mon bureau après la réunion pour lécher mes plaies ».
Cette envie urgente de lécher les blessures psychologiques survient pour faire face à la déception, à la moquerie, à l’échec, à l’humiliation ou à la défaite. Lécher ses plaies est donc tout à fait compréhensible. C’est essentiellement une réaction automatique et puissante pour atténuer la blessure des sentiments.
Mais ce processus comporte un risque qui pourrait approfondir la blessure psychologique, car souvent, lécher ses plaies ne se limite pas seulement à l’apaisement de soi, mais inclut aussi une certaine dose de compassion envers soi-même, une exagération des facteurs externes… et une justification excessive.
Parlons du côté bénéfique de lécher ses plaies avant de conclure sur la nécessité d’être conscient des aspects négatifs de ce processus !
Il est absolument essentiel de se retirer de la bataille, puis d’accueillir la douleur telle qu’elle est, avec toutes les accumulations qu’elle peut entraîner de souvenirs de situations similaires dans le passé, ce qui aide à se soulager… Et à l’inverse, essayer d’éviter le sentiment d’embarras fait de vous un combattant obstiné, mais vous pourriez chuter soudainement avec des blessures plus profondes !
Aussi… Accueillir les douleurs de l’humiliation telles qu’elles sont permet à la conscience d’intervenir pour traiter la situation, car accueillir les sentiments sans obstacles les apaise, et c’est ce dont la conscience a besoin pour intervenir de manière utile.
Les mots ou les situations blessantes d’un proche, si elles sont mineures et qu’elles entraînent un impact psychologique négatif important, sont des signaux importants de notre besoin d’une pause pour réfléchir et ajuster l’équilibre de nos sentiments.
Quant aux dimensions négatives de lécher ses plaies psychologiques, elles tournent autour d’un sens très nuisible : le danger de la compassion envers soi-même !
En acceptant de manière irrationnelle la compassion envers soi-même de la part de proches ou en l’absorbant à partir de la blessure psychologique urgente, cela provoque des dommages psychologiques à long terme :
1 – Mauvaise estime de soi : cela peut pousser à un excès de compassion envers soi-même et à la pitié, entraînant un gonflement de l’ego ou un déclin sévère de l’estime de la personne envers elle-même… Ce qui la rend oscillante entre l’arrogance ou une humilité qui diminue sa valeur devant elle-même et devant les autres.2 – Expérience déformée : Les situations difficiles auxquelles nous sommes confrontés devraient être une raison de maturation pendant et après, mais un sentiment excessif de compassion envers soi-même, le plaisir du soutien des autres et l’appréciation de leurs surenchères de compassion envers vous peuvent transformer l’expérience en un fardeau pour la conscience, causant une expérience qui entrave notre progression vers de meilleures relations et expériences de vie.
3 – Cela renforce le sentiment de compassion envers soi-même ou des autres, fixant ainsi la blessure, où cela rend l’humain prisonnier de la croyance qu’il est inévitablement ciblé ou qu’il a une prédisposition naturelle à être exposé à la situation dont il a souffert.
Cela, en plus du fait que la prudence vis-à-vis de la compassion envers soi-même nous confère une plus grande immunité pour affronter les attaques psychologiques des autres avec des défenses plus solides et plus fermes.
